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Chantiers - accrochage des oeuvres réalisé par Mathieu Mercier Simon Boudvin, Alan Charlton, Ananias Léki Dago et Romain Pellas sont 4 artistes de la galerie Jean Brolly, aux travaux très différents. Pourtant leur association dans une même exposition, sous le regard de Mathieu Mercier, commissaire de "Chantiers", fait sens.
Un dialogue étrange s'installe entre la démarche exigeante de l'?uvre d'Alan Charlton - artiste qui ne peint que des monochromes gris depuis 1969 - et les photos de Ananias Léki Dago qui interrogent une certaine réalité urbaine en Afrique par un jeu de construction de l'espace entre le blanc et le noir. Quant aux constructions de Roman Pellas, mi-hasardeuse mi-planifiées, réalisées à partir d'éléments de récupération (bois, cornières métallique, tubes en corton, bidons en plastiques), elles font parfaitement écho aux sculptures de Simon Boudvin qui s'intéresse à une réalité quotidienne hors d'usage avec une valeur économique réduite à néant. Ainsi, tout récemment, lors d'une résidence aux ateliers des Arques, il a conçu un galet hexagonal en asphalte, à l'identique de ceux qui étaient fabriqués à l'époque, à partir de l'extrémité d'une route. Par ailleurs, il a reconstitué une poutre du Seagram Building construit par Mies Van Der Rohe à New York. Cette poutre est composée de tous les éléments utilisés pour cette construction à savoir du béton, du plâtre, de l'acier, du bois, du verre, et du bronze selon les proportions exactes des éléments constituant ce célèbre building.
Cette exposition ouvre une réflexion originale sur des procédés artistiques régis par la construction, la déconstruction, la reconstruction et le recyclage, sans oublier les notions de solidité et de fragilité.
Simon Boudvin est né 1979. Il vit et travaille à Paris. Vue de l'exposition collective Chantiers, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |
Eugène Dodeigne - Sculpture - dessins - terres cuites « Tailler la pierre, faire des sculptures, oui. En parler non. Elle est ce qu'elle est.» Plus qu'une exposition, c'est un hommage que la galerie Jean Brolly consacre à Eugène Dodeigne. Cette exposition présente une petite vision de l'univers de son atelier avec cette confrontation de sculptures, de dessins et de terres cuites. Très rapidement, Eugène Dodeigne s'affranchit de l'influence qu'exercent sur lui les formes organiques et lisses de Brancusi et Arp. Il opte alors la pierre de Soignies de couleur gris bleu qu'il travaille de manière brute, mal dégrossie. La trace des outils reste toujours visible pour exprimer toute la force et l'énergie entre la surface rugueuse de la pierre et son volume. Ce dépouillement et la figuration allusive du corps humain se retrouve avec d'autres matériaux comme la pierre de Massangis de couleur jaune, le marbre de Carrare et la lave de Volvic de couleur rouge. Les grands dessins, au fusain seul ou avec de la gouache, travaillés d'après modèles (corps de danseurs) dégagent une même vision émouvante sur la condition de l'Homme. Dodeigne a exposé au Musée Rodin en 1988 et en 2007. En 1995, il participe aux Champs de la Sculpture, en 1996, à Made in France au Musée National d'Art Moderne. En 1995, une sculpture monumentale est installée dans le Parc de Sculptures du Jardin des Tuileries et présent dans le jardin de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence, et du MACVAL à Vitry-sur-Seine.En 2008, dans le cadre des Journées du Patrimoine, le Musée d'art moderne - Lille Métropole, lui consacre une exposition-hommage. On retrouve son œuvre dans de nombreuses villes ou parcs du Nord de la France et surtout au Musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq où l'artiste vient d'offrir une sculpture monumentale. Vue de l'exposition Eugène Dodeigne Sculptures - dessins - terres cuites, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |
Adam Adach - Morsures Lors de ses précédentes expositions, les sujets des tableaux de Adam Adach renvoyaient généralement à sa Pologne natale, quittée en 1989. Deux histoires, peut-être plus, semblent ici s'entremêler ou établir des connexions sans que l'on puisse déterminer véritablement le fil narratif : histoires de vacances avec « Quitter le continent », la fuite d'une famille sur la plage avant l'orage dans « Retour précipité », des jeunes qui s'amusent « Piscine », « Headstand » ou encore ces danseuses qui jouent avec leurs jambes, allongées sous un ciel bleu azur, « Monotonous Dance ». Les autres tableaux paraissent plus énigmatiques avec la présence d'un serpent qui donne le titre à l'expostion, d'un âne, d'une tête qui jaillit d'un fond noir telle un vampire « Ego» (une autre source de « morsure» !) et le mot « Kapital » qui envahit la surface d'un tableau. La plupart de ces œuvres ont une référence précise, leur composition exploite des sources photographiques variées, trouvées ou prises par l'artiste, des écrits comme dans « l'Effort humain ( poème de Jacques Prévert) » ou la lettre d'un prisonnier, illustrée par un dessin, à son jeune fils. Vue de l'exposition Adam Adach Morsures, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |
Benjamin Swaim, Mathieu Cherkit. Mathieu Cherkit: Benjamin Swaim: |
Bernard Aubertin - Tableaux feu et Monochromes La galerie Jean Brolly à présenté « Tableaux-feu et monochromes », une exposition des œuvres récentes de Bernard Aubertin. Vue de l'exposition Bernard Aubertin Tableaux feu et Monochromes, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |
Pierre Savatier - Relevés Pour sa quatrième exposition à la galerie Jean Brolly, Pierre Savatier présente plusieurs séries de photogrammes. Tout son travail s'effectue « à l'aveugle », dans le noir complet de la chambre noire. L'artiste dispose un ou plusieurs objets sur la surface sensible du papier puis insole avec des techniques d?éclairage adaptées selon les séries, mais toujours dans un temps proche de l'instantané photographique. « Je crois que c'est plus simple de dire "Oui, il s'agit de photographie" ; mais la façon dont la photographie existe est, pour moi, plus liée à l'Histoire de l'Art du XX ème siècle qu'à l'histoire de la Photographie. L'ensemble de ce dispositif, dans sa relation au temps, comme dans ses relations entre précision et aléatoire, renvoie à la vision photographique. Dans ses dernières séries de photogrammes, couleur ou noir et blanc, la multiplication des sources lumineuses lors de l'insolation les fait apparaître comme des éclairages artificiels. Ajouté à ces transparences colorées, l'ordonnancement aléatoire des plis complexifie la vision. Le dispositif, toujours perceptible parce qu'archaïque, mis en place à partir de tissus imprimés, produit une complexité visuelle. Toute l'œuvre de Pierre Savatier croise une réflexion sur le dispositif (utilisé) et sur l'image (produite), sur la lumière et sur la vision. En marge du courant documentaire dominant la photographie contemporaine, l'œuvre articule une pensée spéculative sur le médium avec une relation à l'imaginaire. Vue de l'exposition Pierre Savatier Relevés, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |
Jan Kämmerling - The Black of Well Polished Shoes Pour sa deuxième exposition à la galerie, Jan Kämmerling, jeune artiste de Düsseldorf, explore un thème caractéristique dans son travail: la déstabilisation du regard, obtenue par un jeu d'obliques, à la fois dans la forme du châssis et dans les aplats de couleurs. Une série d'œuvres réalisées avec des feuilles métalliques (61 x 89 cm) est montrée pour la première fois. Deux couleurs sont appliquées, suivant une diagonale (noir/gris, noir/blanc ou rouge/noir) et, dans la diagonale opposée, une découpe (triangle rectangle) est effectuée sur presque toute la longueur. Les parties restantes sont ensuite forcées de manière à ce qu'elles se retrouvent parallèles. Les couleurs se retrouvent ainsi décalées par rapport au dispositif initial. S'appuyant sur certaines expériences historiques telles que Constructivisme, De Stijl et Hard Hedge, Jan Kämmerling cherche par des processus simples à questionner notre mémoire visuelle. On retrouve dans sa démarche les principes chers aux artistes de l'abstraction géométrique : neutralité de la facture ainsi que dépouillement et rigueur formels. La palette utilisée est le plus souvent réduite à la confrontation de 2 couleurs, blanc/noir, vert/gris, noir/gris métallisé, sans jamais chercher à les exalter. Pour l'exposition, le rouge/noir sera privilégié. Vue de l'exposition Jan Kämmerling The Black of Well Polished Shoes, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |
Nicolas CHARDON - Abstract Pour cette nouvelle exposition à la galerie Jean Brolly, Nicolas Chardon présente un ensemble d'oeuvres réalisées ou pensées lors de son séjour à la Villa Médicis (2008/2009). Vue de l'exposition Abstract, galerie Jean Brolly, Paris, 2010 |