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Victor MUTALE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Dessins novembre - décembre


Victor Mutale est né en 1972 à Kasama en Zambie.Il vit et travaille à Lusaka.

Le travail de Victor Mutale se concentre principalement sur le dessin réalisé sur des grandes feuilles de papier qui sont directement épinglées sur le mur.
L'aspect de ses dessins est très fruste: des formes organiques simples,l'ovale,la courbe ou le quadrilatère, tracées à main levée et exécutées dans des couleurs aux tonalités assourdies : noir graphite,bruns terres brûlées, violet.Les traits des crayons graphités ou des bâtonnets de pastel gras sont laissés apparents.
Ces dessins peuvent évoquer de manière stylisée des objets ou des lieux (callebasse, bancs de village,barques accostées) ou être des compositions purement abstraites.
Les travaux de Victor Mutale s'inspirent de son environnement quotidien et le restituent avec sincérité.Ils ont le pouvoir calme de parler de la dureté des conditions de vie et des choses essentielles à celle-ci.
Ses formes massives et sensibles s'inscrivent dans la tradition artistique africaine et la renouvellent dans le meilleur esprit.
Il a été résident à la Rijksakademie/ Amsterdam de 2001 à 2003.
Il a participé à l'exposition "Urgent Painting" Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris-janvier-mars 2002 et il sera présent à la Biennale de Sao-Paolo 2004.
La galerie Jean Brolly lui offre sa première exposition personnelle.

 

Pierre Savatier - - - - - - - - - - - Photogrammes couleurs récents
octobre - novembre



Pour sa deuxième exposition à la galerie, Pierre Savatier présentera des séries récentes de photogrammes couleur. Le tissu écossais, le foulard, toujours identifiables en tant qu'objets, sont ici percés de points lumineux dont les couleurs irisent le motif, donnant une coloration " fête foraine " ou " fée Électricité ", voire " disco " à l'image.
Les photogrammes couleur, de relativement grand format (environ120 x 100 cm), sur papier dit " inversible " (papier Ilfochrome, ex-Cibachrome), demandent à être réalisés " à l'aveugle " dans le noir complet de l'atelier, la chambre noire pour le photographe. Les multiples sources lumineuses, de différentes teintes, utilisées lors de l'insolation, apparaissent dans ces dernières séries comme des éclairages artificiels. Ceux-ci perturbent ponctuellement les couleurs des tissus - lesquels semblent éclairés par derrière -, construisant une vision riche en " accidents visuels parfois précieux "*. Traversant ces transparences colorées, des plis produits aléatoirement ajoutent au trouble, brouillant par endroits la netteté des motifs pour y ouvrir des profondeurs.
* Pierre Savatier, Petit lexique personnel, catalogue du Mois de la Photo, Paris, 2004.

Les Photogrammes couleur de cette exposition ont été réalisés avec le soutien de la DRAC Île-de-France (aide individuelle à la création 2004).

 

Rainier Lericolais - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Copies
septembre - octobre





Tel un "peintre sur le motif", Rainier Lericolais s'applique à la reproduction de formes trouvées.

Rainier Lericolais (né en 1970) s'approprie des formes, des images et des objets préexistants : une volute rocaille, une photographie de mariée ou encore un piano à queue. De l'original au résultat de la duplication, il y a toujours une perte - aussi bien de détails, que parfois de précision ou encore de qualité.
Ce sont les éléments soumis à la reproduction, les procédures employées et les résultats que l'artiste propose à l'examen.

Pour sa première exposition personnelle à la galerie, Rainier Lericolais propose diverses oeuvres.
La sÉrie des "dépeintures" consiste en un ensemble inédit d'architectures. Les éléments architectoniques et décoratifs sont alors soumis à la dilution d'une eau déposée à la surface glacée de ces images photocopiées sur papier brillant. Tel un "peintre sur le motif", Lericolais utilise un pinceau afin de conférer une qualité inédite à ces images trouvées.
Avec un ensemble de sculptures, Lericolais tente d'apprivoiser des goutières zoomorphes (empeintes en aluminium) que l'on peut trouver sur certains monuments de Paris.
A cette ligne sinueuse entre fonctionnalisme, décoratif et architecture, répondra un panorama urbain, résultat d'un transfert à la colle, aussi fidèle que la lecture en sera difficile.

Menant en parallèle une activité de musicien, les procédures électroniques sont à ce titre exemplaires : échantillonages, boucles, "stretchings", filtres ...

 

en mouvement
juin - juillet

Philippe DECRAUZAT, Tatjana DOLL, François MORELLET,
Frédéric NOGRAY, Michaël VIALA



"en mouvement" explore le thème du mouvement sous formes de phénomènes optiques, physiques, abstraits, et figuratifs et ce jusqu'aux limites du perceptible.

Philippe Decrauzat (Suisse) travaille depuis plusieurs années sur les phénomènes optiques. Il présentera une série de deux tableaux. Ceux-ci sont le résultat d'une double procédure. En effet, leur châssis au contour Élaboré détermine le dessin des cernes du dégradé de couleur (cf. reproduction en attaché).
Philippe Decrauzat a participé à de nombreuses expositions dont la récente exposition collective La partie continue I au Crédac (Ivry-sur-Seine) et l'exposition personnelle à Glassbox l'an dernier.

Tatjana Doll (Allemagne) produit des tableaux figuratifs aux représentations à échelle un d'objets quotidiens. Ainsi, pour cette exposition, elle présentera un tableau aux dimensions d'un "Hummer", véhicule américain 4 roues motrices.

L'oeuvre de François Morellet (France) Deux lignes interférentes date de 1972. Elle consiste en un clignotement aléatoire de néons alignés sur deux registres.

Frédéric Nogray (1971, France), se dit "sonographe" aussi bien dans le champs de la musique, que de l'art contemporain. A l'occasion de l'exposition à l'Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris DensitÉ ±0 sa prestation publique a été très remarquée. Pour sa participation à la galerie, Frédéric Nogray présentera une installation sonore aux discrets larsens comme autant de modulations. Au fur et à mesure du déroulement de l'exposition, les membranes sans leur caisson d'enceinte vont se trouver lentement déchirées.

Michaël Viala (France) a déjà réalisé une exposition personnelle à la galerie. Ses oeuvres abordent souvent la notion de mouvement physique. Ses volumes, hérités tant de l'art minimal que de formes urbaines, jouent avec l'architecture des lieux d'exposition et la perception que l'on en a.

résumé :
"en mouvement" articule le thème du mouvement sous formes de phénomènes optiques, physiques, abstraits, et figuratifs et ce jusqu'aux limites du perceptible.

 
Sylvie Auvray- - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - Peintures
avril-mai


Des ours en cascade, des chihuahuas enflammées, des bûcherons dans une forêt de palmiers, deux jeunes filles tentant de faire avancer un âne récalcitrant, Istanbul dans un médaillon en forme de coeur... la peinture de Sylvie Auvray se présente indéniablement sous le sceau de l'Étrange.
L'exécution picturale parfois très enlevée ne dissimule pourtant pas les marques de transferts, d'agrandissements.
L'étrange se découvre ainsi comme le résultat d'opérations, d'agencements de signes issus de l'histoire de la peinture et de ses récits, de publicités anciennes ou récentes, de paysages urbains modernes ...
Les histoires des formes se révèlent comme autant de narrations possibles.

Résumé :
Le couple Magritte, une ancienne publicité pour Dim, l'évocation discrète d'un chef d'oeuvre de la peinture russe, sont autant de cadres à la construction d'un univers étrange.

 
Andreas Dobler
février

 
Michel Verjux
janvier