| Adam ADACH |
PRÉSENTATION Né en 1962 à Varsovie, Pologne. Vit et travaille à Paris depuis 1989. 1995 Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.1990 Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon. 1981 Faculté de Médecine Vétérinaire de Varsovie. On pourrait aller trop vite : identifier des scènes historiques, une version légèrement inquiétante de figures familières, localiser une iconographie. Ce serait l’Europe centrale, depuis 1938, ses signes, ses uniformes, ses photos- souvenirs, son kitsch quotidien. Beaucoup se sont prêtés à l’exploitation complaisante d’une imagerie que la débâcle communiste fournit en abondance. Très délicat d’échapper au pittoresque. A moins d’avoir, comme Adam Adach, parcouru le cycle d’un apprentissage formel exigeant, expérimenté la latence de la peinture, ce temps de retard qui lui est propre. Et le porter dans l’espace de la narration. Réintégrer l’histoire, ses rumeurs, son légendaire, ce n’est plus alors exploiter le trésor néo - pop, réactiver sur le mode de la dérision des images toutes faites. C’est au contraire préserver de l’implicite : une retenue des images qui retarde leur identification, et mobilise leur puissance d’affect. Par exemple, éprouver la réversibilité des signes : l’héraldique des bannières de Minderheit, l’équivoque de la demi – croix gammée de la minorité polonaise du Reich en 1938, la rime d’une croix rédemptrice sur l’aile de l’hydravion de Sauvetage et les coulées blanches de Mine de sel , autant d’indices de picturalité saisis au point d’émergence de la figure. Les images d’Adach suscitent des similitudes plutôt qu’elles ne sanctionnent des ressemblances, mode d’investigation propre à la peinture. Où la matière crémeuse, nappée, de Secours glisse sur la plaque de bois, élude le grain et ponctue négligemment de quatre silhouettes infimes un “drame de la montagne”, l’échelonnement des plans de Maisons blanches perturbe la lisibilité de l’espace et rabat le propos politique / documentaire vers les modulations -toutes de surface- d’un grand monochrome brossé rouge. Retenir l’éloquence de l’image, son pathos, l’adhésion immédiate qu’elle suscite chez qui la “reconnaît ”, mais soutenir l’attention du regard, comme le héros démuni de Cours du soir, esquissé des traits cursifs d’un pinceau rapide, furtives indications de rose, de rouge et d’orange, qui nous regarde attentif en attente d’un avenir radieux. Images surgies d’un excès pigmentaire, toujours menacées d’un retour à l’indétermination, figures provisoires toujours au bord de suggérer quelque intrigue généalogique, préludes à l’apparition du « sujet de l’histoire » Patricia Falguières. « La retenue des images » |
| VUES D'EXPOSITIONS |
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Vues de l'exposition Morsure. Galerie Jean Brolly, Paris. 2010. |
| ŒUVRES |
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| BIOGRAPHIE |
Expositions individuelles 2012 Cease Fire, Galerie Bo Bjerggaard, Coppenhague. |
Expositions collectives 2011 Plundering the Ruins of Reality, BWA WARSZAWA. Varsovie. 2010 Jurahokusai, Musée de l'abbaye Saint-Claude. Saint-Claude, France. |
| PUBLICATIONS
2007 « Adam Adach », Centre d'Art Contemporain-Zamek Ujazdowski, Varsovie |